Investir dans l’immobilier, est-ce toujours une valeur sûre ? 

Ah… L’immobilier…

On a toutes et tous déjà entendu l’histoire folle d’un ami à un ami à un ami visionnaire (ou chanceux) qui acheté une maison et qui l’a revendue au triple du prix quelques années plus tard.

Wow !

On a toutes et tous assisté au triste spectacle des supprimes en 2008 et à l’effondrement en direct du rêve américain. Des familles entières se retrouvaient à la rue, dans l’incapacité financière de rembourser des prêts contractés par des loups de la finance.

Mince !

Le marché de la pierre serait-il un monstre aux pieds d’argile? Un tigre en papier? Un château de carte?

On pose le journal, on éteint la télé et on analyse les chiffres.

D’après une collaboration entre le site comparis.ch et la chaire d’Entrepreneurial Risks de l’EPFZ (bref, c’est du sérieux !), le prix du m2 à Lausanne pour un appartement est passé de 5’500 CHF en 2007 à 9’000 CHF en 2018, atteignant un pic de 9’400 CHF en 2017 (les chiffres sont arrondis à la centaine supérieure).

Vous allez me dire: « mais Noé, on sait bien que les prix augmentent toujours à Lausanne. Tu vas nous citer quoi comme autre ville pour illustrer ton propos ? Genève ? Zurich ? Le feu, ça brûle et l’eau, ça mouille, merci bien! »

C’est vrai, il suffit de partir en quête d’un appartement à Lausanne ou Genève pour comprendre que les prix ne sont pas prêts de baisser.

D’ailleurs, si à Genève le prix du m2 reste mirobolant, ce n’est pas la cité de Calvin qui a connu les variations de prix les plus fortes, passant de 7’500 CHF à 11’000 CHF en 2018.

Au Locle, le prix du m2 a connu une variation de 72% pour la période indiquée, l’une des plus impressionnante dans le pays ! En 2007, le prix moyen et arrondi pour le m2 tournait autour de 2’000 CHF, contre 3’400 CHF 11 ans plus tard.

Bien sûr, personne ne peut garantir de prix futurs, les prévisions restant, justement, des calculs raisonnés, rien de plus.

D’autant plus que, même sur un territoire petit comme celui de la Suisse romande, les spécialistes (qui passent donc leur journée à calculer des tendances) ont dû mal à tracer une ligne évidente. Leurs algorithmes sont irrémédiablement tiraillés entre les coins isolés où les propriétaires offrent les 3 premiers loyers aux futurs locataires et les gérances lausannoises qui croulent sous les demandes de location.

« Bon Noé, on a compris, mais y a quand même une tendance qui se dégage ou pas ? »

Oui ! Le marché de l’immobilier s’assagit. C’est peu probable que, dans les années à venir, le prix du logement subira une même augmentation que les années précédentes. Les conditions pour contracter un prix hypothécaire se durcissant, l’accès à la propriété devient plus difficile et la demande moins forte.

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