Que puis-je espérer du 2ème pilier pour ma retraite ?

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Prenons le cas le plus commun : vous arrivez à 64 ou 65 ans, vous avez cotisé durant 40 ans. Ce capital accumulé (qui peut varier fortement suivant les conditions de la caisse de pension) porte le doux nom d’« avoir de vieillesse ».

Entre nous, appelons ça un gâteau. Un gâteau à la courge, puisqu’on le dégustera à l’automne de notre vie.

Chaque mois, on dégustera une part de notre gâteau à la courge. On ne pourra pas, dans la majeure partie des cas, le manger en une seule fois. Les caisses de pension nous protègent contre une indigestion sévère. Merci les caisses de pension !

Cela dit, on peut, à l’heure actuelle et de manière légale, retirer le quart de notre avoir en capital et le reste sous forme de rente. Cette règle ne s’applique pas toujours, certaines caisses de pensions peuvent inscrire dans leur règlement interne la possibilité pour leurs assurés de retirer plus que le quart de leur avoir sous forme de capital, et dans certain cas, il est possible de prendre la totalité.

ATTENTION : Plus le pourcentage du montant pris sous forme de capital est important plus les rentes versées seront faibles !

Comment calculer la rente de mon 2ème pilier ?

Tout part de vos avoirs de vieillesse : ce que vous avez cotisé au deuxième pilier lorsque vous travailliez, il faut simplement prendre votre capital et le multiplier par le taux de conversion en vigueur. Actuellement, il est de 6,8% pour la partie obligatoire.

Si mon avoir vieillesse (hors partie sur-obligatoire) est de 200’000 CHF à l’âge de la retraite, il ne me reste qu’à multiplier ce montant par 0.068. Ce qui nous donne 13’600 CHF versés annuellement. Autrement dit, ma rente 2ème pilier sera de 1’133 CHF par mois qui viendront s’ajouter à mon AVS.

Noé explique comment calculer en partant de votre capital LPP les rentes que vous recevrez du 2ème pilier à partir de la retraite

Si vous gagniez plus de 86’040 CHF par année, alors vous entrez dans le régime sur-obligatoire dont on a parlé avant. Le taux de conversion n’est pas fixé. Il est fixé par votre caisse de pension.

ATTENTION : En plus de trouver des différences non négligeables au niveau des cotisations, des taux d’intérêts et des salaires assurés il est aussi courant de trouver d’importantes différences au niveau des taux de conversion pour la partie sur-obligatoire.

Prenons comme exemple mon père Jean LeConseiller et ma mère Jacqueline LaCourtière ils ont, pendant toute leur vie, eu affaire à une bonne caisse de pension pour tout ce qui se rapportait à l’épargne et ils ont pu mettre de côté sur leur deuxième pilier la modique somme de 700’000 CHF chacun. En arrivant à la retraite on leur a annoncé que sur les 700’000 CHF, 400’000 CHF provenait de la partie obligatoire et que le reste 300’000 CHF était issu du sur-obligatoire.

N’ayant pas le même employeur, ils n’ont donc pas eu le même taux de conversion sur leur partie sur-obligatoire. Ma mère a eu la chance d’avoir un taux de 6,5% contre 5% pour mon père et voilà ce que ça donne :

Exemple chiffré de l’impact des taux de conversion sur les rentes du 2ème pilier
Graphique montrant l’impact des taux de conversion sur les rentes du 2ème pilier.

Ce qui représente tout de même une différence de 90’000 CHF sur 20 ans.

Votre 2ème pilier à la retraite constituera une grosse partie de vos revenus, alors il est important de ne pas ignorer tous ces détails.

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