Certificat de prévoyance professionnelle

“Bon sang, mais c’est quoi un montant de coordination ?”

Si vous êtes sur cette page, vous vous demandez sûrement comment décoder votre certificat de prévoyance.

A combien vont se monter vos rentes ? Combien pouvez-vous retirer pour financer votre achat immobilier ? Quelle part de votre revenu est assurée en cas de pépins ?

Il existe un papier sur lequel un bout de votre futur est inscrit. Et il est illisible. C’est frustrant, mais ce n’est pas de votre faute. Je ne sais pas trop pourquoi, mais les assurances aiment les mots compliqués.

Moi, c’est Noé, la mascotte de FBK Conseils qui passe sa vie à simplifier la vôtre. Et je déteste le jargon autant que vous.

Dans cet article, on va décoder ensemble chaque paragraphe de votre certificat LPP.

On va mettre en lumière et clarifier les informations importantes en fonction de votre objectif.

On se donne 3 minutes max pour comprendre votre feuille LPP les doigts dans le nez.

C’est quoi, un certificat LPP ?

Chaque fin d’année, votre caisse de pension (choisie par votre employeur) vous envoie un papier qui vous informe sur l’état de votre compte et l’évolution de vos couvertures. Ce papier s’appelle certificat LPP ou certificat de prévoyance professionnelle.

Et c’est quoi la LPP ?

C’est votre prévoyance professionnelle, encadrée par la Loi sur la Prévoyance Professionnelle.

Dès qu’un entrepreneur engage des employés, il doit s’affilier à une caisse de pension pour s’assurer qu’ils cotisent au 2e pilier en vue de leur retraite.

Dit autrement, si vous êtes employé, une partie de votre revenu est consacrée à votre 2e pilier. La moitié des cotisations est versée par l’employeur. L’autre moitié est retranchée de votre salaire.

Le montant est transféré sur le compte d’une caisse de pension. Cette dernière fait aussi office d’assurance en cas d’invalidité… ou de décès.

Les conditions minimales sont fixées par la loi et évoluent avec le temps. L’employeur peut proposer certains avantages sociaux, en versant un pourcentage supérieur au vôtre, par exemple.

1re partie : informations personnelles.

Le certificat vous est personnellement destiné. C’est pourquoi vous trouvez vos coordonnées en haut du document.

Outre vos nom, prénom et adresse, figurent vos numéro d’assuré, numéro d’AVS et la date d’affiliation à la caisse de pension en question.

Jusqu’ici tout va bien.

2e partie : données salariales – cotisations – bonifications épargne.

Après un rappel de votre revenu annuel brut – que vous connaissez sans doute – apparaît le 1er mystère de votre certificat de prévoyance.

Qu’est-ce que le montant de coordination ?

C’est le montant qui n’est pas assuré par le 2e pilier. Pourquoi ? Parce qu’il est déjà assuré par le 1er pilier, l’AVS.

Au niveau de la loi, la caisse de pension peut retrancher jusqu’à 25 095 CHF par année.

Le montant est précisé sur votre certificat parce que votre employeur peut réduire, voire même totalement compenser, cette déduction.

Par exemple, si je gagne 100 000 CHF brut et que ma caisse de pension retranche le maximum légal, je suis assuré à hauteur de 74 905 CHF.

Si FBK Conseils décide de couvrir cette déduction, mon revenu brut entier est assuré par le 2e pilier.

S’il couvre 10 000 CHF en plus, mon revenu brut est assuré à hauteur de 84 905 CHF. Et ainsi de suite…

Votre salaire brut – le montant de coordination + la participation éventuelle de votre employeur = le salaire assuré par votre prévoyance professionnelle.

3e partie: plan de cotisation supérieur.

Exprimée en pourcents, la cotisation épargne indique la part de votre revenu mise de côté pour votre retraite.

Dans mon cas, on voit que la part de l’employeur – FBK Conseils – est supérieure à celle de l’employé – moi, Noé.

C’est ce qu’on appelle la part surobligatoire (qui dépasse la part obligatoire).

La cotisation risque et prestations spéciales concerne la part du revenu destinée à couvrir les risques de la vie comme l’invalidité ou le décès.

Enfin, la cotisation totale représente le cumul des deux cotisations.

4e partie: épargne.

Le montant total de votre épargne est précisé à droite de la ligne prestation de sortie.

L’avoir de vieillesse LPP est le montant épargné qui a été fixé par la loi. Le montant total additionne l’avoir de vieillesse, la part surobligatoire et la bonification éventuelle (quand votre 2e pilier est investi, par exemple).

On voit que la part surobligatoire peut représenter une somme importante. Les avantages sociaux proposés par un employeur ne sont pas à prendre à la légère.

5e partie: prestations assurées.

Dans cette section, vous voyez les capitaux épargnés et les rentes que vous percevrez lors de votre départ (anticipé ou non) à la retraite. D’abord sans intérêt, ensuite avec un intérêt hypothétique de 2,5%.

Si je prends ma retraite à 60 ans, je recevrai 2 728 CHF par mois, contre 3 732 CHF en cas de retraite à 65, comme le prévoit la loi. La différence est grande, n’est-ce pas ? La raison est simple. Entre 55 et 65 ans, c’est là qu’on économise le plus pour notre prévoyance professionnelle.

6e partie: invalidité et décès.

Le 2e pilier ne se résume pas à une simple épargne versée sous forme de rente à votre retraite. Ou à un montant que vous pouvez retirer quand vous souhaitez acheter votre 1re maison.

Le 2e pilier, c’est plus que ça. C’est aussi une assurance contre les risques de la vie.

Rente d’invalidité temporaire: elle compense une éventuelle incapacité de travail suite à une maladie. Et en cas d’accident ? C’est la LAA.

 qui prend en charge. Cela dit, le 2e pilier peut être utilisé pour compenser une rente 1er pilier. Dans mon cas, si une maladie m’empêche de travailler, je vais percevoir 60% de mon dernier salaire assuré. Soit 44 943 CHF par année. Ou 3 745,25 CHF par mois.

Rente de conjoint: c’est une rente versée à votre conjoint dans l’éventualité d’un décès. Si l’heure de Noé, moi-même, arrive avant l’heure de Zoé, ma femme, Zoé touchera 45% de mon dernier salaire assuré. Soit 33 707 CHF par année. Ou 2 808,90 CHF par mois.

Rente d’orphelin: il s’agit d’une somme annuelle versée aux enfants orphelins, le plus souvent mineurs ou en formation jusqu’à leurs 25 ans. Dans mon cas, elle équivaut à 10% de mon dernier salaire. Si moi, Noé, et ma femme, Zoé, venions à manquer, nos enfants Léa et Léo toucheraient 7 491 CHF par année. Ou 624,25 CHF par mois.

7e partie: informations complémentaires.

Enfin, cette dernière section vous précise combien de parts il vous est possible de racheter cette année. Mais aussi le montant total disponible si vous deviez retirer votre 2e pilier avant la retraite par exemple pour un achat immobilier.

Conclusion: pas de prévoyance sans clairvoyance.

On a vu comment déchiffrer votre certificat LPP. Vous savez maintenant combien il vous est possible de retirer, quelle est la part de votre revenu qui est assurée par votre 2e pilier et l’évolution de vos rentes.

Il vous reste des questions ? Contactez l’un de nos conseillers à l’aide du chat ci-dessous, vous recevrez une réponse gratuite et sans engagement dans les plus brefs délais.

Vous souhaitez approfondir le sujet ? J’ai rédigé des tas d’articles utiles et sans aucun jargon technique. En voici quelques-uns en lien avec le 2e pilier.

C’était Noé, la mascotte de FBK Conseils qui passe sa vie à simplifier la vôtre.